Anouk & Mary

08/02/2012

Génèse de l’Artiste

Lou @ 18:24

Autodidacte.

Après un peu plus d’une dizaine d’années à manier le pyrograveur,
cette artiste est passée à la couleur.
Tout d’abord, en gardant ses fidèles planches de bois,
alliant la pyrogravure et la couleur en fond.
Son univers, à l’époque de la pyrogravure,
était tourné sur le monde animalier et les visages.

C’est en 2004 qu’elle fait sa première exposition, ( Novil’Art) en montrant ses pyrogravures.
Elle remporta le 1 er prix Féminin du salon.

Forte d’une maîtrise absolue de cet outil, qui consiste à brûler le bois,
et une envie d’apprendre plus encore, elle a intégré
les pastels à l’huile, dilués à l’essence de térébenthine,
dans ses panneaux de bois, afin de coloriser.

Puis un événement marquant alors changea son regard.
Deux immenses tableaux lui sont apparus,
parfaitement dessinés, pleins. C’était un 19 janvier au soir.

 

Leurs envergures étaient démesurées
par rapport à l’inexpérience de cette artiste
dans le domaine de la peinture.

« Jamais Ô grand jamais je ne ferai de peinture de ma vie! »  nous a t-elle confié.
Cela la dépassait.

Elle a donc peint, des jours et des nuits, sans relâche,
pour assimiler au plus vite, technicités et approches.
Passant du petits au grands formats, rapidement.

C’est seulement au bout de 9 mois, et 35 tableaux, que
cette artiste s’est lancée dans ce projet de départ:
Réaliser ses deux immenses tableaux.

Entre temps, elle exposa dans divers salons
et fut largement récompensée pour son travail et sa créativité,
lui donnant ainsi, un certain aplomb pour ses deux ‘monstres’ à venir, cite t-elle.

Cette entreprise fut ‘pharaonesque’, mais que d’exploits!
C’est avec succès qu’elle réalisa sa première fresque,
d’une envergure de 4 mètres sur 4 mètres.
Celle-ci fut exposée à Lyon, lors d’un grand Salon,
et remporta le ‘prix Public’, classée ‘hors concours’.

Sa seconde fresque, de même dimension, se créa quelques mois plus tard.
Sa réalisation demanda plus de réflexion et quelques recherches,
malgré sa sure apparition ordonnée quelques mois auparavant.
      « Il y avait tellement de différents sens de lecture et plans qui se chevauchaient
correspondant à des logiques imbriquées, à la fois simples et complexes,
des inter-connections, de la mathématique, de la physique, de l’astro-physique,
de l’histoire et j’en passe ! Je me devais de comprendre tout ce méli-mélo
qu’il représentait pour moi
« 
Cette 2ième fresque fut donc plus longue à réaliser car elle était aussi
traversée par 7 civilisations.
Au vue de cette complexité et la forte symbolique qu’elle comportait, elle
décide de traiter en d’autres toiles annexes, ces 7 mondes mythologiques.

Après ces deux grands travaux réalisés et exposés, elle a continué
la peinture en abordant divers sujets et fait d’autres expositions.
Puis un matin, une autre fresque lui est apparue, même format
que les précédentes. Elle croyait en avoir fini et  jamais elle n’aurait pensé
une suite, après un an écoulé!

C’est avec une joie immense, qu’elle s’attacha à remplir cet objectif passionnant.
Le sujet était étrange, presque macabre, lugubre. Une chapelle lui ouvrit ses portes,
pour sa réalisation. Sous couvert de bons hospices! Un mois fut nécessaire.

Elle fut exposée à Lyon.  Puis bien d’autres tableaux ont vu le jour, et
les mois sont passés. Et vous le devinerez sans doutes, une 4 ième a pointé
son nez. « c’était le bouquet! Comment était ce possible qu’une 4ième arrive
rien n’a été prémédité! Si ces 4 fresques vont ensemble, jamais les jonctions
de cette coupole central et son architecture 
ne colleront avec celle de la 1ere fresque! »

Prise d’abord sous le joug de la colère, elle réalisa que la justesse avait toujours
accompagné ces fresques. Alors elle abdiqua et se laissa guidé , confiante.
L’architecture n’était pas son fort, mais « Tout sait à l’intérieur », nous souffla t-elle!
Quelle joie! Tout était parfait et parfaitement synchronisé!

Le point de leur jonction formait une pleine lune,
ceinte par cette coupole s’étalant sur 11 toiles,
Elle formait un 5 ième tableau a elle toute seule.
Puis l’effet surprise, tant attendu, ce dernier ouvrait
sur l’ensemble. L »oeuvre était complète!

Son contenu est comme une source inépuisable où
tous les éléments qui sont présents, contribuent
au traitement d’innombrables sujets, tant en matières
qu’en manières. Son interprétation est illimitée,
elle est incontestablement intemporelle.

Elle nous a confié:
 » …Quand la totalité de la fresque fut montée, à l’expo, c’était la première fois que je La voyais, entière…. j’étais pas sûre…en fait je n’étais sûre de rien, des proportions, des intéractions de couleurs, de formes, des proportionnalités, de l’équilibre général, des contrastes, des espaces…….je flippais à mort!
Et puis, une fois dressée devant moi, sans l’échafaudage, nue de tout, et face à moi je n’ai rien ‘vu’, pas ‘su’ mesurer la grandeur de ce travail, de ce qui se présentait là….je sentais comme un vide, entre elle et moi, j’étais presque déçue et finalement frustrée de ne pas savoir reconnaître quoi que ce soit de cette aventure!
Lorsque le vernissage a eu lieu, j’ai observé timidement, les gens, de loin, ils levaient la tête et pointaient des zones, comme si ils regardaient le ciel, c’était invraisemblable comme situation, le rapport, l’échelle…et d’un coup j’ai réalisé. C’est en regardant ces personnes là devant, et au travers de leur plus petit écran, leurs yeux, que je fus émue, émerveillé de l’éclat qu’ils renvoyaient. Ils s’écarquillaient devant cette immensité, comme pour me montrer, par la pupille et son reflet tout ce travail, que j’avais rempli, que je m’étais appliquée à exécuter, dans une joie certaine.
Ce fut fort et puissant. Une reconnaissance au delà de la forme. J’ai été touchée au coeur, je n’oublierai jamais cet instant!… « l’oeil » ou « l’Autre », témoin de l’ étincelle de vie qui brille en chacun et anime toute chose! »

C’était le 21 juin 2009, jour du solstice d’été,
à l’Argentière la Béssée, à coté de Briançon,
à l’occasion de la triennale d’exposition
organisée par ‘les peintres du siecle’ d’Arts-Inter.

Vous pouvez admirer par le biais de ce blog,
tout le travail de cette Artiste au féminin,
qui porte en elle toutes les couleurs de la Vie, et qui sait nous les retransmettre.
Vous pourrez notamment admirer ce chef d’oeuvre dans la rubrique: ‘ mon Chef-d’oeuvre’.

Charles Jossman

 

Je remercie tout particulièrement Mme Fougiroud, Présidente de Arts-Inter pour sa grande générosité de coeur mais aussi pour la confiance qu’elle m’a accordée et à ‘l’artiste’ que je suis.

Anouk ‘and’ Mary, deux prénoms pour une même artiste!

« Un artiste est une personne qui peut aller bien au-dela de ses limites, et nous laisser largement contemplatif devant son travail. Que se soit techniquement, que par sa richesse de créativité, le sens des couleurs, les formes…peu importe, c’est ce qu’il en ressort, les sentiments et ce résultat on ne peut le trouver que dans le regard des personnes qui viennent admirer Son Travail. » 

« La grandeur d’un artiste n’est pas dans ce que l’on peut appeler le ‘physique’, elle ne peut se mesurer que par l’envergure de sa sincérité, l’honnêteté avec laquelle il s’y emploie et de la force avec laquelle il ‘bâtit’ sa réalisation »

Merci

3 Réponses à “Génèse de l’Artiste”

  1. Laurent dit :

    Bravo Marie!

  2. marlee dit :

    Bisous

  3. Care Roland dit :

    Bonsoir.
    c’est beau , c’est grandiose de talent , j’aime beaucoup , « petits délires »mais là c’est plus personnel.. ca me plait d’avoir rencontré vos toiles … je pense que j’y reviendrai souvent…
    Roland CARE

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